En ce troisième jour, nous avons rendez-vous sur les toits de Londres. L’adresse donne envie, un peu façon James Bond, en face de la Tamise qui plus est : le Skygarden.

En redescendant nous sommes cueillies par un vent GLACÉ. Vite, nous nous mettons en route vers une petite halle couverte Ă  deux pas d’ici, Leadenhall Market. Selon les guides touristiques, quelques scènes d’Harry Potter auraient Ă©tĂ© tournĂ©es lĂ -bas. A notre arrivĂ©e, les magasins Ă©taient tous fermĂ©s, jour dominical oblige. Nous avons fait demi-tour, mais il s’agit surement d’une dĂ©ambulation sympathique sur un temps plus animĂ© !

L’heure de notre traditionnelle balade du jour a sonnĂ© ! Nous prenons tranquillement le chemin de la Tamise, sous un soleil discret. Le quartier est très calme, c’est dimanche. Naturellement, nous empruntons la direction de la fameuse Tour de Londres (qui n’est pas au programme car nous l’avons dĂ©jĂ  visitĂ©e, mais qui fait partie des incontournables de Londres !). Nous voici face Ă  Tower Bridge, immuable dans sa robe de pierre. Chaque fois que je me trouve face Ă  ce pont, je me fais la rĂ©flexion que la couleur bleue choisie pour ses deux chaĂ®nes (c’est le nom exact, j’ai vĂ©rifiĂ© ;), est une catastrophe. C’est bien trop pimpant aux abords de la vieille Tour de Londres ! Nous traversons Ă  pied pour rejoindre l’autre rive, d’oĂą s’Ă©lève une joyeuse clameur. Un festival ouzbek a pris place sur les berges, avec musiques et danses traditionnelles. Nous flânons un peu avant que nos estomacs ne nous rappellent Ă  l’ordre… et le dĂ©jeuner alors ? Ce sera Five Guys, vite fait bien fait, dans une salle Ă  l’Ă©tage avec vue sur Tower Bridge. Jolie surprise, nous voyons le pont s’ouvrir pour laisser passer un bateau ! Les touristes se pressent sur les quais, et nous, nous avons la meilleure vue !

RassasiĂ©e, je m’enfonce discrètement dans une digestion confortable, mais ma mère a d’autres plans. « Tu connais la plus belle librairie de Londres ? », me demande-t-elle, l’air de dire « moi oui car je me suis renseignĂ©e, et on va y aller maintenant »…

Ă” joie, Ă´ bonheur, Ă´ Ă©merveillement pour les anciennes librairies. C’est une tradition que nous avons instaurĂ©e lors de notre dernier voyage ici, en 2019. A chaque voyage Ă  Londres, nous devons trouver une librairie et acheter au moins un livre en guise de souvenir. A l’Ă©poque, j’avais le nez dans les reliures, et avaler (façon de parler) 500 pages dans la langue de Shakespeare ne me faisait pas peur. Aujourd’hui je prends quelques prĂ©cautions que je n’avais pas avant au moment de choisir un livre. Non pas que l’anglais me soit devenu plus obscur, mais la montagne de lectures recommandĂ©es par untel, unetelle et la Mère Michelle s’entassent, et je n’ai pas forcĂ©ment envie d’ajouter mon pavĂ© Ă  l’Ă©difice. Et aussi, l’anglais est peut-ĂŞtre devenu un tout petit peu plus obscur. Ou alors ce sont mes attentes littĂ©raires qui ont progressĂ© (non). L’Ĺ“uf ou la poule… Quoi qu’il en soit, je dĂ©vore des yeux les rayons en bois sombre vernis. L’ambiance est studieuse, les gens s’Ă©merveillent Ă  voix basse (j’adore), et l’espace d’un instant je me plais Ă  croire que je vis ici et que je suis simplement venue chercher une rĂ©fĂ©rence pour mes cours de lettres. La librairie se dĂ©ploie sur trois Ă©tages, et possède tous les genres. Leur collection de classiques est particulièrement fournie, avec une Ă©dition qui propose entre autres des couvertures brodĂ©es. Mon choix s’arrĂŞte finalement sur deux ouvrages : The Course of Love d’Alain de Botton, (auteur d’un nom français, enfin suisse, mais qui Ă©crit en anglais, j’ai vĂ©rifiĂ© !) et What We Take About When We Talk About Love de Raymond Carver (peut-ĂŞtre de prochaines critiques Ă  venir sur ce blog !) (je suis beaucoup trop enthousiaste !) (on passe Ă  la suite !).

Quelques heures et une semi-sieste plus tard, nous voilĂ  de nouveau en train d’arpenter Londres. Il s’agit des moments un peu creux d’un voyage oĂą l’on craint de s’ennuyer parce que rien n’est prĂ©vu et qu’on attend un peu que le temps passe… et ça fait du bien ! Nous partons donc Ă  l’assaut de Soho, quartier queer et festif iconique de Londres. Queer sĂ»rement, mais festif… sĂ»rement pas le dimanche Ă  18h ! Toujours est il que la promenade est agrĂ©able, parsemĂ©e de friperies dĂ©cousues et d’installations arc-en-ciel pour le mois des fiertĂ©s. Le quartier chinois borde celui de Soho et prolonge notre balade. Nous prenons finalement place dans un restaurant italien, oĂą l’on se rĂ©gale d’une dĂ©licieuse pizza, d’une soupe et de deux burratas (comme s’il fallait servir ça par deux…). Quand je vous dis que Londres est une ville Ă©clectique !

Suggestions d’articles similaires

Souscrire

Saisissez votre adresse e-mail ci-après pour recevoir des mises à jour.

Votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *